Lancée le 5 juin 2025, la Switch 2 a connu un démarrage fulgurant. La console coche de nombreuses cases, mais l’achat immédiat n’est pas forcément le plus sage. Entre prix élevé, écran moins flatteur et catalogue encore en rodage, il existe de vraies raisons d’attendre un peu. Une patience mesurée peut se traduire par un meilleur rapport qualité‑prix, une expérience visuelle plus cohérente, et des jeux mieux optimisés.
Un prix encore difficile à avaler
Le principal frein reste le tarif, fixé à environ 470 € au lancement. Cela représente une hausse de 42,85 % par rapport à la première Switch, commercialisée à 329 €. L’écart de 140 € fait d’autant plus parler que la puissance brute demeure inférieure à celle des PS5 et Xbox Series X.
Dans ce contexte, patienter pour des promotions paraît très raisonnable. Le Black Friday et les fêtes de fin d’année promettent souvent des bundles et des remises vraiment intéressantes. La version avec Mario Kart World pourrait profiter d’offres mieux calibrées, rendant l’investissement plus digeste.
Même constat côté jeux, avec des prix parfois trop ambitieux au lancement. Annoncé à 90 €, un titre phare a rapidement été mieux positionné chez des enseignes comme Leclerc ou Amazon, souvent à 70 €, voire 60 €. Attendre les bonnes affaires peut libérer un budget pour des accessoires essentiels.
Quelques jalons pour mieux temporiser:
- Les grandes périodes de promo (Black Friday, Noël) sont de vraies opportunités.
- Les packs avec jeux et manettes baissent souvent plus vite.
- Les cartes eShop et abonnements en réduction optimisent la dépense.
- Les offres de reprise ou le reconditionné contrôlé peuvent valoir le coup.
Un écran en retrait face à l’OLED
Sur le portable, la Switch 2 revient à une dalle LCD, loin du rendu plus profond de la Switch OLED. Les mesures relèvent une réflectance plus élevée, à 54,1 % contre 49 % sur la précédente génération. En extérieur, les reflets se font davantage sentir, malgré une luminosité qui grimpe à 390 cd/m².
Cette luminosité supérieure à la Switch 1 (360 cd/m²) et à la version OLED (330 cd/m²) ne compense pas tout. La colorimétrie manque d’équilibre, avec une température autour de 8778 K, éloignée des 6500 K de référence. Le delta E moyen à 3,6 laisse percevoir des dérives visibles, quand l’OLED flirte avec 1,8.
“Des températures de couleurs bien trop élevées […] et un delta E qui dépasse le seuil où les dérives deviennent visibles à l’œil nu.”
La bonne nouvelle, c’est une rémanence sous les 8 ms, gage d’une image plus nette en mouvement. Pour autant, ceux qui jouent surtout en nomade risquent de préférer l’OLED, plus contrasté et plus flatteur pour les couleurs.
Un catalogue qui doit encore grandir
La puissance supplémentaire est bien là, mais elle n’est pas encore généralisée dans les jeux. Beaucoup de titres restent proches de la Switch 1, tandis que certains reçoivent des patchs payants ou gratuits pour profiter d’images plus propres et de framerates plus stables.
On relève des améliorations sur des classiques comme The Legend of Zelda: Breath of the Wild, Tears of the Kingdom, Mario Odyssey, Super Mario Party Jamboree, Super Mario Bros. Wonder, ou encore Hogwarts Legacy. Les meilleures optimisations viennent souvent des studios internes et des gros éditeurs.
Le vrai manque, ce sont les exclus conçues pour la Switch 2 dès le départ. Quelques AAA comme Cyberpunk 2077 montrent le potentiel, et des titres majeurs tels que Mario Kart World ou le futur Donkey‑Kong Bananza témoignent d’un vrai bond. Mais la line‑up de lancement reste courte pour justifier un achat impulsif.
Les prochains mois devraient apporter plus de certitudes. On attend des exclus comme Metroid Prime 4: Beyond, Hyrule Warriors: Les chroniques du sceau, Kirby Air Riders, The Duskbloods, sans oublier Légendes Pokémon: Z‑A fin 2025. Entre‑temps, de nouveaux patchs pourraient sublimer des jeux déjà achetés.
Mieux vaut peut‑être attendre
Si vous visez le meilleur prix, la meilleure image portable, et un catalogue richement optimisé, attendre quelques mois semble pertinent. Les promotions allégeront la facture, l’écosystème s’étoffera de mises à jour et d’exclus plus ambitieuses, et l’écran LCD aura moins d’angles morts grâce à des réglages plus matures.
En bref, la Switch 2 est une base solide, mais la patience reste votre meilleur allié. Un achat au bon moment, avec les bons jeux et au bon prix, vous évitera tout compromis vraiment frustrant.